Accueil HPL
Banner
Rechercher:
 

Les auteurs préférés de Lovecraft

"Mon auteur d'horreur idéal est une sorte de synthèse entre la tension atmosphérique de Poe, la portée cosmique et l'invention luxuriante de Dunsany, les basses implications de Machen et l'irréalisme convaincant d'Algernon Blackwood." (lettre à Clark Ashton Smith, 26 mars 1931)

"J'aimerais qu'il puisse exister un seul écrivain avec le génie de Poe, la portée imaginative de Blackwood et la prose magique de Dunsany." (lettre à August Derleth, 30 avril 1932)


  • Ambrose Bierce
    "Bierce exploite rarement les possibilités atmosphériques de ses thèmes aussi efficacement que Poe ; et la plupart de son travail contient une certaine touche de naïveté, une sècheresse prosaïque, ou un provincialisme d'ancienne amérique qui contraste avec les efforts des derniers maîtres de l'horreur. Néanmoins, la sincérité et le talent de ses sombres suggestions restent incontestables, si bien que son prestige ne risque pas d'éclipse." (Horreur et Surnaturel en Littérature, chapitre VIII, « La Tradition Fantastique en Amérique »)

  • Algernon Blackwood
    "Proche de Poe, je pense qu'Algernon Blackwood me touche fe façon plus proche -- et cela en déput des océans de puérilité qu'il nous assène. Je suis assez dogmatique pour appeler The Willows la meilleure histoire d'horreur que j'ai jamais lue, et j'ai trouvé dans les Aventures Incroyables ou certains éléments de John Silence une sérieuse et sympatique compréhension du processus d'illusion humain qui propulse Blackwood bien au-delà en tant qu'artiste crétif que bien des artisans en matière de maîtrise des mots et de technique..." (lettre à Vincent Starrett, 6 décembre 1927)

    "Il analyse et reproduit fidèlement les détails de l'illusion humaine persistente d'un monde merveilleux, transcendant les lois naturelles, de possibilités illimitées, de découvertes merveilleuses, d'aventures sans fin... De toutes les productions volumineuses de Blackwood, seul un minimum le représente au mieux -- mais c'est un mieux tellement merveilleux que nous pouvons lui pardonner tous ses babillages. C'est ma ferme opinion que sa longue nouvelle The Willows est la meilleure histoire d'horreur jamais écrite (avec Le Peuple Blanc de Machen en bon second). Peu de choses sont dites -- tout est suggéré !!" (lettre à Fritz Leiber, 9 novembre 1936)

    "Il est facile de dire que Blackwood est le plus grand auteur d'horreur vivant, malgré un style irrégulier et pauvre." (lettre à Willis Conover, 10 janvier 1937)

  • Robert W. Chambers
    "Je crois que Le Signe Jaune est la production la plus fascicante de la plume de Chambers, et en même temps l'une des meilleures histoires d'horreur jamais écrite. L'atmosphère pesante y est vraiment effrayante." (lettre à J. Vernon Shea, 28 janvier 1933)

  • Walter de la Mare
    "De la Mare peut être particulièrement puissant lorsqu'il le choisit, et j'aimerais seulement qu'il le fasse plus souvent. Ne manquez pas le volume de ses nouvelles intitulé The Return -- tout spécialement Seaton's Aunt, The Tree et Out of the Depths. Je réserve de la place pour Walter dans mon article." (lettre à Franck Beklnap Long, 11 juin 1926)

  • Lord Dunsanny
    "Ce que je préfère de Dunsany sont ses Légendes du Rêveur (Dreamer's Tales). Le jeu me plait moins que les histoires, et les derniers travaux de Dunsany ont moins d'intérêt à cause de la note ironique grandissante, son humour et sa sophistication. J'espère que Don Rodriguez représente un retour à son style antérieur. J'ai vu Dunsany en 1919, lors d'une lecture à Boston. C'est la personne la plus saine et charmante que l'on puisse imaginer." (lettre à Clark Ashton Smith, 11 janvier 1923

    "Vraiment, Dunsany m'a influencé plus que n'importe quel autre excepté Poe -- son langage riche, son point de vue cosmique, son monde du rêve si éloigné et son sens exquis du fantastique, tout cela me parle plus que toute autre chose dans la littérature moderne. Ma première rencontre avec lui -- à l'automne 1919 -- a donné une impulsion nouvelle à mon écriture ; peut-être la plus grande qu'elle ait jamais eue..." (lettre à Clark Ashton Smith, 30 juillet 1923)

    "Dunsany ne traite pas vraiment d'horreur, mais traite une beauté fantastique étrangement puissante qui tient ses racines dans les mythes primitifs et le folklore. Je ne connais aucun autre écrivain qui ouvre si magiquement les portes enchantées de mondes secrets et éthérés. Il m'a influencé il y a environ une dizaine d'années -- ma période Bateau Blanc -- et si vous avez aimé cela, vous aimerez Dunsany lui-même encore plus. Je serais enclun à vous inciter à lire ses Gods of Pagana, A Dreamer's Tale , The Sword of Welleran, The Book of Wonder et Time & the Gods. C'est une musique, une couleur, une extase et un rêve complets." (lettre à Miss Elizabeth Toldridge, 21 février 1929)

  • M.R. James
    "M.R. James joint la vitalité, la lumière, les lieux communs de l'horreur aussi bien que n'importe qui pourrait le faire -- mais si d'autres ont essayé la même méthode, leurs chances seraient de 10 contre 1 face à lui. L'élément le plus valable dans ce qu'il fait -- comme un modèle -- est sa façon de construire une horreur à partir d'éléments de vie et d'histoire quotidienne -- la faisant grandir naturellement hors des conditions d'un environnement ordinaire..." (lettre à Emil Petaja, 6 mars 1935)

  • Arthur Machen
    "Machen est un titan -- peut-être le plus grand écrivain vivant -- et je dois lire tout ce qui est de lui." (lettre à Frank Belknap Long, 3 juin 1923)

    "...il y a dans Machen une extase de la peur que tous les autres vivant sont trop obtus ou timides pour capturer, et que même Poe n'a pu envisager dans toute son anormalité la plus rigide. Comme vous dites, il est meilleur que notre Eddie dans son habileté à suggérer l'intolérable ; même si je ne peux généralement pas le considérer comme un artiste, car sa narration manque de la force déterminée et de la magnificence unie qui fait de n'importe quel travail de Poe un délire concentré. A propos de Machen en tant qu'essayiste je ne sais absolument rien -- mais je ne lui demanderais rien de plus que d'avoir écrit The Three Imposters." (lettre à Frank Beklnap Long, 8 janvier 1924).

    "Dans Machen, l'histoire la plus subtile -- The White People -- est sans aucun doute la meilleure, même si elle n'évoque pas la terreur tangible, visible, de The Great God Pan ou de The White Powder." (lettre à Robert E. Howard, 4 octobre 1930)

  • Gustav Meyrink
    "J'ai aussi avalé Le Golem de Gustav Meyrink, qui m'a été conseillé par Bobby Barlow. La plus magnifique histoire d'horreur que j'ai lu depuis des éons." (lettre à James F. Morton, 4 avril 1935)

  • Edgar Allan Poe
    "Lorsque j'écris des histoires, Edgar Allan Poe est mon modèle." (lettre à Rheinhart Kleiner, 20 janvier 1916)

    "Mais Poe était mon Dieu de la Fiction" (lettre à Rheinhart Kleiner, 2 février 1916)

    "Parce que Poe m'a incluencé plus que tous les écrivains d'horreur, je ne peux jamais sentir qu'une histoire commence bien à moins qu'elle ne comporte quelques unes de ses manières. Je ne pouvais jamais me plonger dans quelque chose de manière abrupte, comme le font les auteurs populaires. Dans mon esprit, il est nécessaire de construire une approche avant que l'histoire principale ne puisse commencer de façon adéquate." (lettre à Clark Ashton Smith, 18 novembre 1930)

    "Poe m'a probablement influencé plus que toute autre personne. Si j'avais jamais été capable de donner une estimation de son type d'effroi, c'est seulement parce qu'il est le seul à avoir su tracer la voie d'une méthode globale de création d'atmosphère que les moins doués peuvent suivre avec une relative facilité." (lettre à J. Vernon Shea, 19 juin 1931)

    "Après Blackwood, Poe reste le premier dans son sérieux et son ton convaincant -- bien que ses thèmes tendent à ce recentrer sur les manifestations limitées d'une horreur terrestre, et dans les sinistres tourbillons d'une psychologie humaine morbide. Ici il transcende Blackwood, et donc tous ses rivals ; c'est à dire que ce qu'il dit est dit avec un art patent et une force démoniaque que personne d'autre ne peut seulement approcher." (lettre à Fritz Leiber, 9 novembre 1936)

  • M.P. Shiel
    "L'un des mes favoris est M.P. Shiel, dont House of Sounds est un merveilleux tour de force comparable à son évident prototype poesque La Chute de la Maison Usher (The Fall of the House of Usher). La première moitié de la nouvelle de Shiel The Purple Cloud est également un étonnant travail." (lettre à Fritz Leiber, 9 novembre 1936)

  • Clark Ashton Smith
    "Smith est le Baudelaire américain -- maître des mondes de ghoules qu'aucun autre pied n'a jamais foulé." (lettre à Rheinhart Kleiner, 14 décembre 1921)

Dernière modification de la page: 12 avril 2004
 





©2003 Thierry Florac
Tous droits réservés